Qu’est-ce qu’un traducteur assermenté ?

Traducteur assermenté - Thebault Consulting
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Qu’est-ce qu’un traducteur assermenté ?

Avez-vous déjà eu besoin de faire traduire un document d’une langue à une autre ? Si oui, vous avez peut-être rencontré le terme « traducteur assermenté » et vous vous êtes demandé ce qu’il signifiait. Un traducteur assermenté est un traducteur professionnel qui a été officiellement désigné par une autorité ou un organisme gouvernemental comme ayant le droit de prendre en charge des travaux de traduction certifiée. Ce type de traducteur prête serment de s’acquitter de sa tâche avec exactitude et intégrité afin que les documents traduits soient valides et légalement acceptés par diverses organisations dans le monde.

Une traduction assermentée, c’est quoi ?

La traduction assermentée est considérée comme une traduction officielle. Son usage est recommandé lorsqu’il faut traduire des documents juridiques ou administratifs. Ce sont des documents officiels reconnus par les tribunaux et les autorités administratives, qui possèdent alors une valeur judiciaire.
La traduction assermentée est une tâche qui ne s’improvise pas. Il faut faire appel à un traducteur spécialisé. Le recours à ce type de traduction est un moyen de prouver l’authenticité des documents traduits et de certifier que leur fond est bien conforme aux originaux.

Le métier du traducteur assermenté

Le traducteur assermenté est le professionnel qui produit la traduction assermentée. Il s’agit d’un traducteur expert agréé par la Cour de cassation ou les Cours d’appel. Il a non seulement les compétences, mais aussi le pouvoir de fournir une telle prestation. Il bénéficie également de l’assistance de la justice dans la réalisation de son travail.
Il s’agit d’un traducteur agréé et reconnu comme un officier ministériel ou un expert judiciaire. Dans la majorité des cas, il intervient à la demande des autorités, des avocats ou bien des officiers. Mais les entreprises peuvent aussi recourir à son service. Sa mission consiste à traduire un document sans modifier ni le fond ni la forme, afin qu’il soit une version fidèle du document original.
En général, l’expert traducteur est le seul à qui l’on peut faire confiance pour faire la traduction d’un document vers une autre langue. Cela dit, il doit maîtriser la langue officielle de son pays d’origine et plusieurs langues officielles.
Pourquoi le terme « assermenté » est-il utilisé ? Comme il a été mentionné précédemment, c’est le traducteur qui est assermenté et non le travail qu’il fait. En effet, c’est le professionnel qui s’est engagé d’effectuer des traductions conformes à l’original. Notons que même si ce traducteur professionnel est reconnu comme officier ministériel, il n’est pas un homme de loi.

Quels types de documents confier à un traducteur assermenté ?

Il faut citer en premier lieu les papiers d’état civil comme les actes de mariage ou les actes de naissance. Les documents administratifs comme les permis de conduire et les dossiers médicaux doivent aussi être certifiés.
Les entreprises qui ont besoin d’une traduction lors des demandes d’enregistrement ou de brevet doivent également passer par un traducteur assermenté. Il en est de même lorsqu’elles sont tenues de rédiger des correspondances commerciales, des évaluations d’assurance ou des bilans en langue étrangère.
Il faut ajouter sur la liste des documents à traduire par un traducteur professionnel agréé les diplômes, les justificatifs qui composent un dossier de demande d’immigration ainsi que les documents judiciaires.

Quelles sont les spécificités d’une traduction assermentée ?

Pour connaître si une traduction est assermentée, la première chose à faire est de vérifier qu’elle a été produite par un professionnel agréé. Comment procéder ? Il faut commencer par vérifier si l’expert qui propose le service de traduction figure sur la liste officielle détenue par la cour d’appel.
Ensuite, il est important de contrôler la mise en forme du document. Ce dernier doit comporter une mention « vu, ne varietur », le sceau et la signature du traducteur assermenté. Il doit aussi afficher le numéro unique d’enregistrement de la traduction de documents. Chaque page doit également être numérotée et paraphée par le professionnel.
En ajout à tout cela, le traducteur est tenu de mentionner la langue d’origine dans le document. Enfin, il est tenu de faire une déclaration comportant son nom, son prénom et son statut dans la langue cible. Dans les pays qui ont signé le Traité de La Haye du 5 octobre 1961, le greffier du tribunal dépose une apostille sur le document pour confirmer son authenticité. C’est une preuve supplémentaire de la traduction certifiée.

La formation et les qualités nécessaires pour devenir traducteur assermenté

Avant tout, il faut souligner que tous les traducteurs professionnels ne deviennent pas des traducteurs agréés. La plupart d’entre eux réalisent un travail généraliste. Ils travaillent en freelance ou en tant qu’employés d’agences de traduction. Ils offrent leur service aux particuliers et aux professionnels. Il y a ceux qui se sont spécialisés dans la traduction juridique, la traduction scientifique ou la traduction technique.
Il est aussi important de souligner que jusqu’à présent, il n’y a aucune formation spécifique destinée aux personnes qui souhaitent exercer le métier. En revanche, il y a quelques conditions à remplir et des qualités à avoir pour devenir un traducteur assermenté.
En premier lieu, un tel professionnel doit avoir un diplôme de niveau Bac+5 délivré par une université ou une école spécialisée. Il peut s’agir d’un master en langue étrangère. Une expérience professionnelle est aussi requise, car pour pouvoir réaliser une traduction de haute qualité, il faut avoir une grande compétence.

Quelles sont les démarches à suivre pour devenir traducteur assermenté ?

Pour pouvoir exercer le métier de traducteur assermenté en toute légalité, la détention d’un agrément est obligatoire. Pour obtenir cette certification, il faut déposer un dossier de candidature auprès du procureur de la République du Tribunal de grande instance. Il doit comprendre une copie des diplômes obtenus, un CV et un casier judiciaire vierge encore valide. Le demandeur doit aussi mentionner les langues maîtrisées.
Notons que les candidats sont soumis à une enquête de moralité. En effet, la police va les convoquer un à un afin de vérifier la véracité des informations qu’ils ont fournies. Les candidats retenus doivent ensuite prêter serment devant le tribunal de Grande Instance. Une fois cette dernière étape accomplie, ils deviennent des traducteurs agréés. Ils ont le droit de travailler en toute légalité sur une période d’essai de 3 ans, pouvant être prolongée à 5 ans. Passé ce délai, ils peuvent demander à la Cour de cassation d’inscrire son nom sur la liste nationale.
En France, le titre de traducteur certifié n’est accordé qu’à 3.500 professionnels au maximum. La certification est à renouveler tous les 5 ans et la Cour de cassation effectue une mise à jour de la liste nationale chaque année.
Notons que chaque pays a ses propres règles concernant la vérification de l’authenticité de la traduction d’un document. Certains misent sur la traduction assermentée, d’autres se tournent vers la traduction certifiée ou la traduction notariée. Cette dernière est vérifiée et authentifiée par un notaire ou un avocat.
Aux États-Unis, tous les professionnels qui proposent des services de traduction ont le privilège de certifier leurs propres traductions. S’ils agissent de façon malhonnête, les sanctions sont lourdes. Elles incluent notamment des amendes et des peines d’emprisonnement. Dans d’autres pays comme l’Australie, les traducteurs assermentés bénéficient d’un agrément délivré par l’organisme national d’accréditation NAATI.

L’importance d’une traduction assermentée dans le monde de l’entrepreneuriat

Pour une entreprise en quête d’un développement international, le recours à un traducteur assermenté est nécessaire dans certaines situations. C’est le cas lorsqu’elle souhaite créer une filiale à l’étranger. Les documents officiels à déposer auprès des autorités du pays d’accueil doivent être certifiés. Il en est de même en ce qui concerne les contrats de travail à délivrer aux employés recrutés. Il faut donc les faire traduire par un traducteur professionnel agréé.
Le recours à un traducteur assermenté est aussi nécessaire pour obtenir une traduction précise des contrats commerciaux. Ce sont des documents d’une importance capitale. La moindre erreur permettrait aux partenaires de refuser l’authenticité des contrats et de rejeter ainsi la collaboration.
Enfin, il est important de souligner que tous les types de documents officiels traduits dans une langue étrangère et utilisés dans un pays étranger doivent être produits par un traducteur agréé. Le but est d’assurer qu’ils soient traduits de façon honnête et précise et qu’ils mettent en valeur la fiabilité de la société aux yeux des partenaires et des autorités.

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